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6 févr. 2015

Rencontre avec un futur stagiaire de Goldman Sachs, déjà 11 stages à son actif et 10 offres en poche…



La compétition fait rage pour obtenir une place en graduate programme dans une banque d’investissement. Si vous êtes candidat, sachez qu’au-delà d’un CV impeccable, il vous faudra démontrer une polyvalence à toute épreuve. Mais plus que tout, vous devrez prouver votre engagement pour une carrière dans les services financiers, pavée au préalable de multiples stages…

Comme nous l’expliquions il y a quelque temps, Haydn Pole, étudiant à la London School of Economics, avait déjà décroché 11 stages – en dépit de son jeune âge, puisqu’il n’est qu’un étudiant de deuxième année. Un autre cas similaire, en concurrence directe avec Haydn Pole, a toutefois attiré notre attention : Shuaib Chowdhary, également étudiant de deuxième année – cette fois à Cambridge. Il compte également 11 stages à son tableau de chasse.

À ce jour, Chowdhary a sévi comme stagiaire chez… Boston Consulting, Bain, McKinsey & Co, chez Barclays (deux fois, en banque d’investissement), Crédit Suisse, Rothschild, RBS, EY, Morgan Stanley et Slaughter & May. Il a également été un « ambassadeur » pour Citi au sein de son campus.

Tout comme pour Haydn Pole, la majorité des stages de Shuaib Chowdhary s’est limitée à des ‘spring weeks’ de cinq jours ou moins. Plus surprenant cependant, il a également réussi à effectuer un stage d’été chez Barclays alors qu’il n’était qu’en première année. Il aurait décroché ce stage suite à ses « excellentes » performances lors du spring programme de la banque.

L’été prochain, Chowdhary sera stagiaire chez Goldman Sachs. Et des deux, c’est bien Goldman qui a de la chance car si l’on en croit son profil LinkedIn, Chowdary a reçu des propositions de la part de « 10 banques d’investissement parmi 40 desks »

Chowdary et Pole apparaissent comme les meilleurs représentants d’une nouvelle tendance : celle du ‘super étudiant’ qui enchaîne un maximum d’expériences en banque à Londres. Si vous visez un stage d’été dans une banque d’investissement sans jamais avoir entendu parler de spring week, vous risquez d’être sérieusement pénalisé…

Source: efinancialcareers

27 janv. 2015

La belle histoire du jour : un an plus tard, un ex-chômeur recrute là où il a été embauché


Il y a un an, Alfred Ajani était prêt à tout pour trouver un travail. Ce jeune homme de 22 ans s'était donc posté, en costume-cravate, dans la gare de Waterloo, à Londres, muni d'une pancarte toute simple : "diplômé de marketing de l'université de Coventry, Demandez un CV". Une initiative qui a porté ses fruits, puisque le jeune homme audacieux a trouvé un travail rapidement, au sein du département des relations publiques d'une entreprise de recrutement, le groupe Astoria.
"Prenez des risques"
Celle-ci avait trouvé qu'Alfred avait fait preuve d'originalité pour gagner l'attention des médias et espérait qu'il fasse de même une fois embauché. Et ça n'a pas manqué. quelques mois plus tard, le groupe a lancé une vague d'embauche de nouveaux consultants. Et Alfred a décidé de descendre à nouveau dans la gare, cette fois muni d'une pancarte : "J'embauche".
Là encore, l'audace d'Alfred devrait payer puisque de nombreux médias ont relayé son initiative. Un coup de pub inespéré - et gratuit - pour sa nouvelle agence. "Le conseil que je donnerais à tous les diplômés serait de ne pas avoir peur de prendre des risques, disait, il y a un an, son nouveau directeur. Soyez prêts à vous vendre et à vendre vos idées."
Et avec un peu de chance, les futurs candidats pourront même être recrutés directement dans la gare. Les bureaux d'Astoria sont situés juste en face. 
Source: Metronews

5 déc. 2014

Jason Njoku, l'homme à la tête du "Netflix africain"



A seulement 33 ans, Jason Njoku est considéré par le magazine Forbes comme un des dix jeunes millionnaires les plus prometteurs du continent africain. Le jeune Nigérian a fondé Iroko, une entreprise de distribution de films sur Internet déjà surnommée le "Netflix africain".

Les films de la très prolifique industrie cinématographique nigériane, Nollywood, étaient jusqu'ici surtout distribués sur des dvd vendus un dollar ou deux, à la sauvette, dans les embouteillages de Lagos.Jason Njoku a eu l'idée de les rendre accessibles par Internet et ainsi de toucher l'immense diaspora africaine des pays occidentaux qui en est friande.Aujourd'hui, IrokoTV reçoit un million de visiteurs uniques par mois.Près de 90% du contenu du site --plus de 5.000 films-- est gratuit et en partie financé par la publicité en ligne. Un système d'abonnement a aussi été lancé récemment et donne accès aux films les plus récents, pour 7,99 dollars par mois.

Les médias internationaux comparent déjà Iroko au géant américain de la distribution de films Netflix."Sur le papier, je suis millionnaire, très bien, mais (...) ce ne sont pas des espèces à la banque. Nous n'avons pas encore prospéré, nous ne sommes pas encore rentables, nous avons encore un long chemin à parcourir", prévient l'homme au visage poupin et au sourire avenant.

Derrière sa modestie, l'on sent pourtant l'assurance de celui qui sait où il va, après avoir surmonté beaucoup d'épreuves.- "Cinq années d'échec" -Né en Angleterre dans une famille d'immigrés nigérians, il est abandonné par son père peu après sa naissance. Élevé par une mère célibataire qui avait du mal à joindre les deux bouts, dans le quartier populaire d'East London, dans la capitale britannique, il fut le premier de sa famille à aller à l'université.Son diplôme de chimie de l'Université de Manchester en poche, Jason Njoku décide de créer son entreprise... non sans mal.

 "J'ai passé cinq bonnes années de ma vie à échouer dans tout ce que je tentais", avoue-t-il.Sans le sou, sans compte en banque, il dort sur le canapé des copains. Pourtant son meilleur ami et colocataire d'université Bastien Gotter n'a pas hésité à investir dans le projet d'Iroko ses économies, amassées en quelques années comme trader dans le pétrole.

"J'avais confiance en lui, en tant qu'ami", confie le Britannique. "Et puis j'aime quand les gens de la diaspora retournent dans leur pays d'origine pour créer une entreprise, ils ont tendance à bien sentir le marché local"."Mon idée était simple: prendre les films de Nollywood et les mettre en ligne. Aussi simple que ça", explique Jason. 

Nollywood, l'industrie nigériane du cinéma, qui produit 1.500 à 2.000 films par an, est très populaire dans le pays et à l'étranger.M. Njoku a donc pris un billet d'avion pour le Nigeria, son pays d'origine où il n'avait fait que quelques séjours dans son enfance, afin d'y rencontrer les producteurs de cinéma.Un marché très fragmenté, qui compte entre 300 et 500 producteurs. "Il a fallu gagner la confiance de chacun"?
Iroko a d'abord lancé une chaîne sur Youtube, "Nollywoodlove", en décembre 2010, avant de créer un an plus tard sa propre plateforme IrokoTV, avec l'argent injecté par des fonds d'investissement, dont l'Américain Tiger Global, qui y a placé 8 millions de dollars.- Source d'inspiration -Outre Lagos, l'entreprise a des bureaux à Londres et New York, où se trouve la majorité de son public.Iroko, qui a aussi une antenne à Johannesbourg, espère conquérir le gigantesque marché africain, en compressant notamment les films pour surmonter l'obstacle des mauvaises connexions Internet.Jason Njoku se donne jusqu'à fin 2016, début 2017 pour faire des bénéfices. 

En parallèle, MM. Njoku et Gotter ont créé Iroking, une sorte de "Deezer africain", pendant musical d'Iroko, qui propose 35.000 titres de musiques africaines.Bourreau de travail, passant cent heures par semaine à son bureau, très actif sur les réseaux sociaux, il veut être une source d'inspiration pour les jeunes Nigérians.
Ceux-ci peuvent le découvrir en lisant son blog "Just me": il y publie pêle-mêle des réflexions sur sa vie et son travail, des photos du fils qu'il a eu récemment avec son épouse, l'actrice nigériane Mary Remmy, ou de la rutilante Porsche Panamera rouge qu'il rêve de s'offrir.

Pour encourager les Nigérians à entreprendre, les deux associés ont créé "Sparks", une structure qui fournit un cadre et des financements à des start-ups pour se lancer."La ténacité est une qualité importante: être capable de se prendre des coups pendant cinq ans et continuer à être excité, enthousiaste, et toujours dans la course", dit Jason Njoku, en parcourant les open-spaces de l'immeuble de Lagos où cohabitent neuf start-ups qu'il soutient.

Source:Le Parisien